Une dizaine de sans-abris occupent depuis six mois des appartements en passe d'être démolis, sur l'île de Nantes. La mairie pourrait les murer aujourd'hui.
« Ici prochainement, appartements du 2 au 5 pièces. » L'annonce est écrite en énorme, place François II, à mi-chemin entre la place de la République et le Palais de justice, sur l'île de Nantes. L'avenir de l'immeuble visé par l'opération de rénovation urbaine Île de Nantes (1) est scellé. Le promoteur devait le détruire en août 2006, puis en février. Mais quelques-uns ont profité de ce sursis pour investir les appartements vacants et jouir d'un confort modeste, avec l'électricité mais sans l'eau courante. « Les tuyaux en cuivre ont été volés », témoigne un des squatters. Lundi, tout pourrait s'arrêter.
« Je bougerai pas ! », prévient d'emblée Manu, 41 ans. Lundi matin, pourtant, lui et la petite dizaine de sans-abris des cinq studios attenants devront sans doute quitter le squat. C'est ce que la mairie aurait annoncé, la semaine dernière, à l'un des occupants. À les écouter, l'annonce a été faite en catimini. « On a dit à Bouly que ça allait être muré lundi et qu'il fallait partir », témoigne Rebecca, 32 ans. « Le problème, c'est que je travaille la semaine sur un chantier de démolition, je peux pas bouger sinon je perds ce travail », lance un squatter.
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Article tiré du Ouest-France du 16/07/2007 - Charles CENTOFANTI
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