Un moteur de semi-remorque, des centaines de joints et de flexibles, les mécanos des Machines vérifient tous les jours le bon état du pachyderme.
À l'heure où l'Éléphant rentre dans sa tanière, il y a foule pour assister au coucher du roi. Mais parmi les cigales venues admirer le pachyderme, une fourmi besogneuse est à l'affût : les oreilles grandes ouvertes et les yeux rivés sur les rivets, flexibles ou axes de rotation. Avant d'enfiler son bleu de travail, « (il se) promène dans la foule autour de l'éléphant, écoute discrètement les commentaires : « Tiens, aujourd'hui il ne fait pas beaucoup de bruit » ou encore : « Il est un peu lent », s'amuse Erwan, mécano des Machines de Nantes.
18 h 30, les derniers passagers vont descendre dans quelques mètres. L'Éléphant termine sa journée, mais pour Erwan, le boulot commence. « Je regarde d'abord le comportement général. Comment la patte se lève puis se pose. Comment la tête se comporte : la trompe, les yeux. Et puis les effets spéciaux comme le jet d'eau de la trompe. » À travers la cabine de pilotage, le conducteur lui fait quelques gestes. Premier état des lieux. « Bon, tout à l'air de fonctionner. Quelques broutilles, comme d'habitude. »
Ces broutilles ? Une fuite d'huile au niveau de la patte arrière, un joint mort au niveau d'une pompe et un câble à changer sur la queue de la machine. Pas grand-chose pour le beau bébé de 40 tonnes et de 12 m de hauteur qui carbure à 1 700 litres d'huile de moteur et 300 litres de gasoil. Pour en prendre soin, des équipes de trois personnes se relaient quotidiennement. Ils se répartissent le contrôle du système hydraulique, des effets spéciaux et de l'électronique.
La suite sur www.nantes.maville.com
Antoine KREMPF
Article tiré du Ouest-France du 10/08/2007
|