Expulsés en juillet, les squatters de l'île de Nantes peinent à se reloger. Les pouvoirs publics n'ont proposé, pour l'instant, aucune solution.
Un mois. Un mois que Rebecca, Bouly et leurs amis dorment cachés derrière un escalier de France Bleu, sur l'Île de Nantes. À dix, ils occupaient depuis six mois un immeuble de la place François II. Le promoteur immobilier, propriétaire de l'immeuble squatté avait obtenu le soutien de la force publique pour les expulser, le 20 juillet (lire par ailleurs). Son projet de rénovation de logements exigeait leur départ. Depuis, ils n'ont pas réussi à retrouver une solution de logement. « Personne ne va nous louer quoi que ce soit. On ne présente pas de garantie », explique Rebecca.
La jeune femme est éprouvée. D'abord, il y a eu les réveils matinaux par la police, tous les jours. Puis son conjoint, Manu, s'est fait arrêter. Il est en détention pour quatre mois. « Il n'avait que trois joints sur lui », déplore-t-elle. Mesure incitative pour pousser ces personnes « qui dérangent » à aller voir ailleurs · « Non », répond la police. « Certains d'entre eux ont des fiches, souvent pour des petites choses comme des bagarres. Comme ils n'ont pas de domicile, nous les plaçons en détention pour être sûr qu'ils se présentent devant la justice. » Dure réalité pour Rebecca. Bouly, à ses côtés est lui aussi écoeuré. Tous ses chiens ont été euthanasiés. L'un d'eux aurait mordu un passant dans la rue. « On ne pique pas les animaux sans raison. Soit ils présentent une dangerosité, soit ce sont des chiens qui doivent être déclarés en mairie et qui ne le sont pas », justifie-t-on côté police.
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Elodie LOCH-BEATRIX.
Article tiré du Ouest-France du 29/08/2007
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